10-06-2016

Gérer : patrimoine, actifs, réputation ... à découvrir dans notre nouveau Cahier thématique

Les Cahiers de la Banque de Luxembourg invitent les lecteurs à prendre du recul sur des sujets d’intérêt général, autour d’une thématique unique. Ce deuxième numéro est consacré à l'univers de la gestion : un métier que notre Maison pratique avec dévouement depuis près d’un siècle.

Gérer : patrimoine, actifs, réputation, etc.

Sous le titre « gérer », ce nouveau Cahier contient 16 articles rédigés par des experts externes (universitaires, sociologues, écrivains, journalistes,…) et des spécialistes de la Banque de Luxembourg, de façon à proposer des contenus variés à nos lecteurs et à croiser les regards. 

Sont traités entre autres les sujets suivants :

  • La théorie moderne du portefeuille
  • La gestion du bien commun
  • Le patrimoine immatériel
  • La finance comportementale
  • Le private equity
  • La gestion absolute return
  • L’impact investing, etc.

Le Cahier consacre également une interview à Guy Wagner, chief investment officier de la Banque de Luxembourg depuis plus de 20 ans. Il y évoque les raisons pour lesquelles il préfère sortir des sentiers battus et appliquer une méthodologie sobre et rigoureuse, alors que le secteur de la gestion, tenté par le conformisme et le suivisme, peine souvent à se distinguer des indices de marché. En voici un extrait :

Une simplicité à contre-courant

Quelles erreurs sont commises le plus souvent en matière de gestion de portefeuille ?

Guy Wagner : Le secteur de la gestion d’actifs foisonne de théories dont le bienfondé est souvent douteux : les marchés sont parfaitement efficients, les actions
s’apprécient toujours sur le long terme ; les obligations sont des placements sûrs et les marchés émergents, des investissements à risques. Ces théories peuvent
fréquemment induire en erreur et peser sur l’évolution d’un patrimoine.

Pourquoi ces erreurs perdurent-elles ?

G. W. : De nombreux gérants de fonds cherchent à se rassurer en reprenant à leur compte ces théories et s’interdisent de remettre en question le statu quo : ils préfèrent suivre le troupeau. Dans une
certaine mesure, ceci a quelque chose de rationnel : il met les gestionnaires de fonds à l’abri de la critique et protège leur emploi. Ce comportement fait cependant aussi peser des risques sur
le capital de leurs clients. Il empêche notamment de se mettre à l’abri en cas de retournement à la baisse des marchés. De même, lorsque les marchés se
redressent après un long mouvement baissier : en suivant le consensus, on renonce souvent à une bonne partie du potentiel de hausse.

Qu’entend-on par « gestion à contre-courant » ?

G. W. : Une gestion à contre-courant consiste justement à ne pas suivre le consensus, les effets de mode ou les indices et à agir de manière différente de la majorité du marché. Une telle
gestion est basée sur le bon sens. Elle part notamment du principe de base que lorsque les marchés baissent, les actions deviennent plus attrayantes et inversement. C’est pourquoi, si les marchés
s’effondrent, nous avons tendance à acheter ; s’ils montent fortement, à vendre. Nous n’investissons pas sur les marchés spéculatifs, même si les marchés peuvent rester irrationnels pendant
longtemps. Autrement dit, nous faisons moins bien que les indices sur certaines périodes, mais sur le long terme, notre rendement est généralement supérieur.

Commandez un exemplaire du Cahier

Pour découvrir la suite de cette interview de Guy Wagner et les 15 autres articles du Cahier, nous vous invitons à commander un exemplaire en remplissant le formulaire ci-dessous ou à venir le retirer dans les espaces d’accueil de nos agences.

Pour commander l'édition Luxembourg
Pour commander l'édition Belgique


0 réaction

Poster un message

36 + 4 =

Aucun commentaire.